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tapes d'évolution


Quelques dates marquantes de l'histoire
du Forum des Jeunes Entreprises du Congo


Jean Mboro, Ghislaine Mackiza, Jean-Pierre Bitemo,
Trois des quatre jeunes congolais (avec Paul Kampakol, absent sur la photo) qui ont commencé l'aventure du Forum des Jeunes Entreprises du Congo.

 
Basile taillant le jardin au logo du FJEC.
 
Une maison du CRRP de Bouazi brûlé.
 
 
Cadres du FJEC... dans leur jeunesse.
 
Inauguration de la MIESL par le Ministre Emile Mabonzo .
 
Accueil de deux commissaires européens .
 
Premiers administrateurs élus par l'Assemblée Générale constitutive de la CAPPED.
 
Paul Kampakol offrant un cadeau à Mme Renee Robin Sanders, Ambassadrice des Etats-Unis en visite au Fjec.
 
Visite d'Emilienne Raoul, Ministre des Affaires Sociales et de l'Action Humanitaire.
 
Accueil de Xavier Darcos, Ministre français Délégué à la Coopération et à la Francophonie.
 
 
 


Le présent document évoque succinctement quelques dates marquantes de l’histoire du Forum des Jeunes Entreprises du Congo qui, après une quinzaine d’années d’existence, s’est imposé comme une structure incontournable dans le domaine de l’appui à l’insertion économique et sociale par la promotion de l’initiative aussi bien en milieu urbain que rural.

1989 : mise en place du forum hebdomadaire pour l’initiation à la démarche d’entreprendre. Ce forum est toujours actif à Brazzaville et à Pointe-Noire. Plusieurs milliers de congolais ont suivi le cycle de trois mois proposé aux débutants dans l’initiative économique.

1990 : adoption des statuts du FJEC sous la tutelle de la Conférence Episcopale du Congo. FJEC signifie alors « Forum des Jeunes Entreprises de COMAFRIQUE ».

  • Mise en place du service d’appui conseil dirigé par Jean Mboro.
  • Mise en place de la caisse de solidarité, CAPPED, avec l’appui de RAFAD et de la Fraternité St Paul. CAPPED signifie alors « Caisse de Petits Prêts aux Entreprises Débutantes ». Elle est dirigée par Paul Kampakol.
  • Premier financement du FJEC par SOS Faim.
  • Le budget annuel du FJEC est de 22 millions FCFA.
  • 1991 : Première évaluation-formation de la cellule d’appui aux entreprises par Marc Pernot-Dubreuil du Centre International pour le Développement Rural (CIDR). wParticipation du FJEC à la Conférence Nationale Souveraine.

  • Cette année là, on peut compter :
    - 400 participants au forum hebdomadaire ;
    - 61 projets d’entreprises étudiés ;
    - 80 épargnants ;
    - 10 M de crédits accordés.
  • Mise en place du premier co-financement SOS Faim/Union Européenne pour cinq ans.
  • 1992 : Evaluation du FJEC par Freddy Destrait de SOS Faim.

  • Débat autour de l’option du FJEC en faveur de la création d’une structure intégrée d’appui aux initiatives économiques.
  • SOS Faim redoute une trop grande dispersion des axes d’intervention du FJEC.
  • Le FJEC est face à la nécessité de répondre effectivement à la demande d’appuis diversifiés des porteurs d’initiatives et veut relever le défi de la complexité du processus d’émergence d’un secteur d’initiatives privées productrices.
  • 1993-1994 : Première guerre et premiers pillages.

  • La CAPPED est en difficulté. Le taux de remboursement est mauvais.
  • La dévaluation du franc CFA exige un réajustement financier. Le financement sur cinq ans est comprimé sur quatre années. Cependant :
    - la cellule d’appui intègre deux ingénieurs du développement rural, Yvon Ntiétié et Casimir Moussa ;
    - le projet « Mwasi ya Nguengué » piloté par Ghislaine Mackiza pour le compte du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) introduit le FJEC dans les problèmes du micro-entrepreunariat féminin ;
    - le projet de la Halle de technologie prend naissance pour répondre aux besoins d’appui d’un nombre croissant de porteurs de petits projets agro-industriels ;
    - le FJEC s’engage pour la première fois dans une tentative de création d’une coordination d’ONG, le Conseil de Concertation des ONG de Développement (CCOD).
    - deux nouvelles missions d’appui sont effectuées par le CIDR.
  • 1995 : c’est une année de crise institutionnelle pour SOS Faim.

  • C’est aussi pour le FJEC, une année d’intense réflexion et de difficultés maximum sur le terrain.
  • La CAPPED suspend ses crédits et met ses bénéficiaires en symposium pour un an.
  • Le FJEC organise à Paris, au siège de la Fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme (FPH), une table-ronde de ses partenaires autour d’un projet de consolidation et de développement de la structure rédigé avec l’appui du CIDR. Participent à cette rencontre, le Groupe de Recherche et d’Echange Technologique (GRET), Rafad, la région des Pays de Loire, le Comité Français de Solidarité Internationale (CFSI), le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM) de Nantes ainsi que le CIDR.
  • Les événements qui vont bouleverser la République du Congo les années suivantes ne permettront pas la mise en place du financement pour cinq ans prévue par le document. En revanche, avec des financements intermédiaires (CFSI, SOS Faim Belgique, Sos Faim Luxembourg) et grâce à sa constance dans l’action, le FJEC va traverser les années terribles en enregistrant :
    - une croissance spectaculaire de ses utilisateurs ;
    - une nouvelle diversification de ses activités ;
    - une reconnaissance nouvelle de son expertise locale par les bailleurs de fonds.
  • 1996 est une année particulièrement riche sur le plan de la relance des activités du FJEC :

  • Les PME trouvent le chemin de la CAPPED et deviennent pour celle-ci un nouveau public cible.
  • Le niveau de l’épargne dépasse les 15 millions tandis que les crédits sont accordés pour un montant global de 75 millions.
  • Le réseau des Centres Ruraux de Ressources Professionnels (CRRP) prend forme. Trois d’entre eux diversifient leurs activités et exercent un important rayonnement sur leur environnement à Louomo, Loumo et Kindamba.
  • Le cours d’enseignement à distance élaboré par l’ENITIA, le SIARC et le CNAM de Nantes se met en place.
  • La cellule d’ingénierie sociale se constitue et intervient sur plusieurs projets dans la capitale. Elle est dirigée par Jean-Pierre Bitemo.
  • L’environnement institutionnel est défaillant :
    - la Caisse Française de Développement (AFD) supprime sa ligne de crédit AIPB ;
    - les financements des partenaires se font attendre ;
    - la CARITAS Nationale qui devrait être un partenaire important est défaillante ;
    - le CCOD se disperse.
  • Cependant le partenariat avec l’organisation technique française Tech-Dev prend forme et le consortium des ONG européennes qui appuient le FJEC se constitue.
  • 1997-1998-1999-2000 : les quatre années qui mènent à l’an 2000 constituent un véritable paradoxe.

  • L’ensemble du pays est paralysées par des crises politiques récurrentes :
    - 4 mois de guerre en 1997
    - 7 mois de guerre en 1999
    - pertes de matériel, pillages des entreprises, suspension des activités par zone, catastrophe humanitaire et économique.
  • Dans le même temps, le FJEC :
    - ouvre une antenne très dynamique à Pointe-Noire dont la direction est assurée par Jean Mboro ;
    - met en place un fonds de micro-crédit solidaire baptisé Fonds Mères et Jeunes ;
    - intervient en tant que cellule de soutient du premier Programme de Micro Réalisations en Milieu Urbain de l’Union Européenne à Brazzaville ;
    - lance à Brazzaville un programme de relance de l’artisanat appuyé sur un réseau de 7 centres de ressources professionnels pour les artisans.
  • La CAPPED fait pour 100 millions de crédit en 1998 et dépasse en l’an 2000, le cap de 1 000 déposants.
  • Le FJEC introduit à l’Union Européenne, un dossier de financement sur cinq ans. Ce dossier est appuyé par un consortium d’ONG européennes constitué par SOS-Belgique, SOS-Faim Luxembourg et CFSI.
  • 2001 : à partir de la fin de l’année 2000, le FJEC engage avec « COMAFRIQUE », sa structure de tutelle, le débat sur son autonomie face à l’Eglise.

  • Ce débat aboutit à la fin de l’année 2001 à l’acquisition de cette autonomie décidée par la Conférence Episcopale du Congo.
  • Novembre-Décembre 2001 consacre le début de ce processus d’autonomie par la modification des statuts et du règlement intérieur du FJEC.
  • Le FJEC tient des assemblées générales primaires et consultatives à Brazzaville, à Pointe-Noire et dans les CRRP.
  • 2002 : le FJEC entre dans la phase pratique de son autonomie juridique et administrative : il tient sa première assemblée générale extraordinaire, met en place de nouvelles instances de gouvernance et adopte un plan d’action indicatif pour l’année 2002.

  • FJEC signifie désormais « Forum des Jeunes Entreprises du Congo », une ONG professionnelle et non confessionnelle.
  • Le Père Christian de la Bretesche est élu Président du Conseil d’Administration du FJEC. Il cède son poste de Secrétaire Général à Paul Kampakol, nommé par le Conseil d’Administration.
  • La CAPPED, qui signifie désormais « Caisse de Participation à la Promotion des Entreprises et à leur Développement », se met en règle par rapport à la législation Communautés Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale sur les institutions de Micro-finance. Elle participe à cet effet à la mise en place des textes réglementaires et à la naissance de l’Association des Professionnels des Etablissements de Micro-finance du Congo (APEMF-Congo) dont elle assure le Secrétariat Général.
  • Les nouveaux statuts du FJEC sont déposés au Ministère de l’Intérieur.
  • Le dossier de financement du FJEC est agrée par l’Union Européenne.
  • Jean Pierre Bitemo quitte le FJEC. Il est remplacé à la tête du Programme de Renforcement des Organisations de Base (PROBA) par Franck Bitemo, nouvellement arrivé au sein du FJEC.
  • Décès de Jean Mboro, remplacé par Gildas Ndala en qualité de Chef d’antenne du FJEC à Pointe-Noire.
  • un financement est acquis au niveau de l’Ambassade de France au Congo pour la construction de la Maison des Initiatives Economiques et Sociales Locales (MIESL), destinée à être un outil d’information au services des porteurs d’initiatives économiques et sociales.
  • Le FJEC contribue à la naissance à Pointe-Noire de l’Association Pointe-Noire Industrielle (APNI).
  • 2003 : construite par Tuileries Kossa, une jeune entreprise congolaise de construction soutenue par le FJEC, MIESL est inaugurée le 13 mars 2003.

  • Deux missions internationales réalisées respectivement par Dominique Lessafres pour le compte de SOS Faim et par Nicolas Xynos pour le compte du GRET recommandent la fusion de PROBA et de MIESL.
  • La CAPPED est essaimée conformément aux statuts du FJEC et à la nouvelle loi de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC) relative aux Etablissements de Micro-Finance (EMF). Elle devient une institution juridiquement autonome dotée de ses propres statuts et règlement intérieur.
  • Ghislaine Mackiza est nommée Directrice de la CAPPED tandis que Paul Kampakol devient le président du Conseil d’Administration.
  • Le FJEC est plébiscité meilleure association de l’année « pour ses multiples interventions en matière de développement » par l’Institut Congolais d’Opinion Publique à Pointe-Noire.
  • Au cours de cette seule année, le FJEC accueille parmi ses visiteurs les personnalités suivantes :
    - Emilienne Raoul, ministre des Affaires Sociales, de la Solidarité, de l’Action Humanitaire, de la Famille et des Mutilés de Guerre ;
    - Renee Robin Sanders, Ambassadeur des Etats-Unis au Congo ;
    - Michel Ngimbi, Ministre de l’Enseignement Technique et Scientifique ;
    - Emile Mabondzo, Ministre des PME/PMI ;
    - Poul Nielson et Pacal Lamy, tous deux commissaires européens ;
    - Sarah Moten, Coordinatrice du Programme USAID ;
    - Aurélien Agbénonci, Représentant résident du PNUD au Congo.
  • 2004 : PROBA et MIESL fusionnent pour donner un seul et même centre de compétence spécialisé dans le domaine de la communication et dénommé Cellule d’Animation et de Promotion (CAP). Franck Bitemo en est le Responsable.

  • Rigobert Belantsi remplace Yvon Ntiétié à la tête de la Cellule d’Appui Rural (CAR).
  • Guy Robert Akouli est nommé Responsable de la Cellule d’Appui Urbain (CAU).
  • Le Forum des Jeunes Entreprises du Congo signe un important contrat avec la Banque Mondiale pour assurer la gestion d’un Fonds japonais d’appui à la société civile congolaise. Le projet est dénommé « Tonga Mboka », ce qui signifie dans une langue nationale congolaise « Construis ton pays ».

    2005 : Fin de l'appui institutionnel de l'Union Européenne au Fjec.

    2006-2007 : Le Forum des jeunes entreprises du Congo expérimente pour la première fois depuis sa création, de fonctionner sans subvention extérieur. En meme temps des contacts sont pris avec d'autres partenaires susceptible d'intervenir sur des projets.

    2008 : Le Fjec signe trois conventions importantes avec des bailleurs de fonds différents (Banque Africaine de Développement (BAD), Ministère français de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale,et de la Solidarité, Agence Française de Développement), liées à l'appui et l'accompagnement des promoteurs des µPME.

    - La même année (Décembre), le Fjec publie un document stratégique sur la réorientation de ses missions et de ses stratégies. Ce document conçu à Voka (150 km de Brazzaville dans le département du Pool), donne une nouvelle vision du Fjec.
    - Parmi les innovations, on note la fusion de la Cellule d'appui urbaine (CAU) et de la Cellule d'appui rurale (CAR) en Centre de Gestion Agrée (CGA), spécialisé dans l'accompagnement des promoteurs d'initiatives économiques et sociales.

    2009 : Année de transition pour appliquer les nouvelles stratégies du Fjec ;
    - Les 3 projets, objets de conventions en 2008, sont entrés dans leur phase d'exécution.

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