L
e mot du Secrétaire Général


Un effort dans la continuité.


Paul KAMPAKOL
Secrétaire général
du Forum des Jeunes Entreprise du Congo.


Il ya quelques années, nombreux étaient ceux qui pensaient que l’idée de créer une structure d’appui dans un pays comme le Congo était une perte de temps. Rien ne présageait un avenir à une structure professionnelle spécialisée à l’accompagnement des  jeunes promoteurs. La notion de services (financiers et non financiers) aux TPME ne parlait pas à grand nombre, même à ceux qui pourtant se débattaient à la réalisation de leur projet.

Depuis 2009, pratiquement tous les acteurs (pouvoirs publics, bailleurs de fonds chambres de commerce et entrepreneurs) conviennent de la nécessité de promouvoir les services d’appui aux entreprises si l’on veut voir se développer au Congo, une nouvelle génération d’entrepreneurs mieux formés et bien encadrés. Les programmes y relatifs réapparaissent. La Banque Mondiale, la Banque Africaine de développement et l’Union Européenne sont décidées à accompagner le Gouvernement congolais dans la mise en place des dispositifs adéquats pour l’amélioration du climat des affaires. Au nombre de ceux-ci, figurent en bonne place le renforcement du centre de formalité des entreprises   dans son rôle de guichet unique  pour toute sorte de déclaration (administratives, fiscales, etc.…), l’amélioration du système financier avec la création des fonds de garantie, la mise en place de chèques services pour l’accès aux services d’appui non financiers sans oublier la vulgarisation des textes de l’OHADA.

Dans quelques mois, on peut penser que les PME congolaises évolueront dans un contexte bien balisé. Il n’y a point à en douter. La seule inquiétude qu’il faut soulever demeure l’articulation de ce dispositif dans le paysage congolais dont le vide a été comblé par des structures d’appui sans moyens conséquents comme le Fjec, l’Apni et Espace Créateur. Ces structures n’ont pas attendu de gros programmes  avec de grosses enveloppes financières pour agir. Le bon sens voudrait qu’à l’instar du CFE  à qui logiquement sera confié le volet « facilitation des formalités » les partenaires de ce projet pensent consolider l’action des structures d’appui déjà opérationnelles, quitte à  mettre en place une assistance technique commune  et des indicateurs de notation afin de garantir la pérennisation de ce savoir-faire acquis depuis plus de vingt ans. Ce qu’il faudrait craindre c’est l’apparition sur un coup de baguette magique, d’une super structure dont l’ambition, loin d’être le perfectionnement des TPME, serait la luisance  au même niveau que la maison des entreprises du Burkina Faso qui sert d’inspiration à  tous les partenaires de ce programme. Faire de la sorte c’est signer l’arrêt de mort des structures d’appui qui fait dire au monde entier que le Congo aussi encadre les TPME. En fait, il y a lieu de faire un effort pour assurer la continuité des services et non de donner l’impression de faire du neuf. En attendant, nous continuons à travailler pour les TPME.

                                               Paul KAMPAKOL
Secrétaire Général du Fjec

                                          

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